On avait pris l’habitude de voir une majorité de clubs anglais dans le dernier carré de la coupe d’Europe et de les voir affirmer leur suprématie, cette année tout est remis en question. Le collectif allemand très alléchant y est pour quelque chose. Le Bayern de Munich, excellent depuis le début de la saison et déjà sacré champion a éliminé le dernier club italien encore en lice dans l’aventure. Dortmund l’accompagne sur les plus hautes marches.
Enfin un grand match des espagnols
Les supporters espagnols étaient frustrés de voir leur équipe arriver si loin dans le tournoi sans pour autant voir un beau football. L’Espagne a été brouillonne tout du long de la compétition et peu séduisante, laissant notamment de grands regrets aux français et portugais. Seulement voilà, comme dit le dicton, les grandes équipes sont toujours présentes dans les grands rendez-vous. Ce soir était un grand rendez-vous. Les espagnols firent rapidement la différence grâce à un but de leur petit lutin, Silva et les italiens au lieu de répliquer par leur si beau collectif qu'ils avaient su déployer avec brillo jusqu’ici tentèrent de remédier à la situation à l’image de Balotelli de façon individuelle. C’était l’erreur à ne pas commettre puisque l’Espagne avant la mi-temps enfonça le clou par l’intermédiaire d’Alba, véritable révélation de ce tournoi.
Décidément cet euro nous aura surpris jusqu’au bout…
Portugal 0 - 0 Espagne
On attendait le Portugal poussé par un Ronaldo chaud bouillant à l’idée de remporter enfin un titre avec sa nation et en prime le ballon d’or. Finalement ce sont les espagnols pourtant loin d’être brillants dans cet euro qui se retrouvent en finale. La chance leur a souri en demi-finale après un match faible en occasions qui s’est éternisé jusqu’aux tirs aux buts.
Les couleurs allemandes au rendez-vous
Déjà l’après-midi, les couleurs de l’Allemagne étaient présentes un peu partout en ville (Sarrebruck, Allemagne) et portées par tous. Drapeaux, collier à fleurs, peinture sur visage, chapeau, … noir-rouge-jaune se mêlaient dans la foule. Des petites places comme celle de la « Johanneskirche » à Sarrebruck ont été aménagées pour les supporters afin de suivre le match autour de quelques bières et entre amis devant un écran géant. Tous les bars ont sortis leurs télés sur les terrasses. A 19h ces dernières étaient déjà remplies.
Les bleus sont en quart de finale de l'Euro et c'est tout ce qu'il faudra retenir après leur confrontation face aux suédois. Tous les paramètres étaient pourtant réunis pour passer une belle soirée : les bleus quasiment sûrs d'être qualifiés, les suédois déjà éliminés et un très bel hommage à Thierry Roland jusqu'en Ukraine.
Le groupe C aurait pu être un simple "copier-coller" du groupe B. En effet, les Irlandais, derniers du classement et ne comptant que zéro point étaient d'ores et déjà privés d'accession aux quarts de finale. Ceci avant même de rencontrer leur adversaire du soir: l'Italie. Une Italie qui a tout à prouver et qui joue sa survie dans la compétition.
Dans un groupe B où rien n'était encore joué (excepté pour les Pays-Bas éliminés, aux confrontations directes, avant même de disputer le match) le Danemark affrontait l'impressionnante équipe d'Allemagne.
C'est dans un stade olympique de Kiev, jaune de monde que la rencontre opposant la Suède à l'Angleterre débute.
Un match très animé qui démontre, d'entrée de jeu, les intentions des suédois. Les jaunes, dominateurs dans le jeu, butent sur une défense anglaise très solide et bien regroupée et comme l'on a coutume de dire "dominer n'est pas gagner". Chose qui se confirmera à la 23ème minute où, sur un centre tiré côté droit, Carroll étrangement seul ne se fait pas prier pour battre le portier suédois de la tête. Les anglais ouvrent la marque sur leur seule et unique occasion. Un peu à l'image de celui inscrit face à la France.