C'est dans un stade olympique de Kiev, jaune de monde que la rencontre opposant la Suède à l'Angleterre débute.
Un match très animé qui démontre, d'entrée de jeu, les intentions des suédois. Les jaunes, dominateurs dans le jeu, butent sur une défense anglaise très solide et bien regroupée et comme l'on a coutume de dire "dominer n'est pas gagner". Chose qui se confirmera à la 23ème minute où, sur un centre tiré côté droit, Carroll étrangement seul ne se fait pas prier pour battre le portier suédois de la tête. Les anglais ouvrent la marque sur leur seule et unique occasion. Un peu à l'image de celui inscrit face à la France.
Les suédois, revanchards reprennent donc la rencontre là où ils l'avaient laissé. Cela va s'avérer payant dès le début de la seconde période, puisque suite à un coup-franc mal tiré par le géant Ibrahimovic, Mellberg idéalement placé reprend le ballon d'une puissante frappe. Dans un premier temps déviée par Hart, le gardien anglais, la balle trouve sur sa course Glen Johson qui, impuissant, ne peut qu'accompagner le ballon dans ses propres filets.
A ce moment du match, on se dit que rien ne peut contrarier les guerriers jaunes dans leur course à la victoire. Une pensée qui prendra un peu plus forme 10 minutes plus tard, à la 59ème où sur un centre précis, Mellberg s'illustre de la tête. Un astucieux ballon piqué qui laisse Joe Hart vissé sur sa ligne.
Les anglais, contrariés et jusque là plutôt discrets vont savoir relever par deux fois la tête. La première fois par le biais de Theo Walcott, fraîchement rentré, qui sur une frappe "parachute" trompe Andreas Isaksson. Le portier avait étrangement anticipé une frappe qui semblait anodine.
Profitant de leur vivacité et s'appuyant sur leur vitesse les anglais vont enfoncer le clou une seconde fois par l'intermédiaire de Danny Welbeck qui s'illustre de la plus belle des manières au travers d'une "Madger" du talon.
Les suédois, assommés, tenteront tout pour revenir mais sans succès.
C'est au travers d'une défaite douloureuse que la Suède sort de cet Euro. Une situation qui pourrait faire le bonheur de la France, qui affrontera cette équipe qui n'a plus rien à joueur dans cette compétition... Mis à part leur honneur.
