Toute l'Europe du football aura les yeux rivés sur cette rencontre. Deux équipes aux styles bien différents : d'une côté l'Espagne championne d'Europe et du monde en titre, misant sur sa vitesse, son jeu de passe et son attaque et de l'autre l'Italie plus défensive portée sur un jeu plus direct.
Première mi-temps : Espagne 0 - 0 Italie
La rencontre commence avec deux équipes qui se neutralise. L'Espagne en 4 3 3 offensif mais sans réel buteur fait face à une Italie en 3 5 2. Un combat de milieu de terrain où l'Italie doit descendre régulièrement pour défendre les offensives au sol d'une Espagne voulant tuer le match rapidement. Cependant les italiens ne sont pas là pour jouer les figurants et le milieu très compact permet une récupération rapide de la moindre balle espagnole perdue.
L'Espagne tente de percer dans l'axe mais rien ne passe, la moindre frappe est contrée. Le jeu aérien semble très compliqué tant les gabarits espagnols sont petits et plus portés vers le jeu rapide au sol. En face l'Italie apporte un jeu en contre construit. Portant le jeu vers l'avant tout aussi efficace que pourraient le faire les espagnols. Les italiens s'appuient donc sur une défense solide, un milieu compact qui éclate rapidement et donne de bons ballons sur les ailes.
D'ailleurs les occasions les plus franches sont à l'actif des Italiens, dans un premier temps sur coups de pied arrêté via un Pirlo qui manque de trompé Casillas à bonne distance, puis c'est au tour de Marchisio de voir sa magnifique reprise de volée à l'entrée de la surface arrivé dans les gants du gardien bien placé. Pour finir avec une tête de Thiago Motta à bout portant qui demande au portier Espagnol de s'interposer dans un arrêt-réflexe des plus impressionnants !
De leur coté les espagnols se portent sur un Iniesta pour distiller des bons ballons à Fabregas, mais ce dernier but sur les défenses successives du trio Chiellini - De Rossi - Bonucci qui ne le lâchent pas d'une semelle.
On attendait les italiens avec un jeu fermé ultra défensif, mais il semblerait qu'ils ne veulent pas se contenter du point du match nul et montrent des actions offensives percutantes et séduisantes. Mario Balotelli et dans une moindre mesure Antonio Cassano ont tout à prouver en seconde période. Une seconde période qui a encore de très belles promesses à tenir et des ongles à ronger.
Score final : Espagne 1 - 1 Italie
Une seconde période à 200 à l'heure prend place entre les deux équipes. On pensait voir craquer en premier les italiens, mais ce sont les espagnols qui se sont mis les premiers à la faute. En voyant le jeune Mario Balotelli récupérer au duel un magnifique ballon de contre et un but qui lui tendait bien grand ses bras, ce dernier n'a pas su profiter de son avantage pour frapper au but. Une erreur aussi grossière, qu'impardonnable pour un joueur de ce niveau, de ce calibre... Une erreur qu'il paiera cash (et qu'il risquera de payer jusqu'à la fin de la compétition) puisqu'il a été aussitôt remplacé par l'expérimenté Antonio Di Natale. Un coaching gagnant puisque quelques minutes plustard, sur un centre magnifique de la part de "l'Architecte" Andréa Pirlo c'est ce même Di Natale qui offrit à l'Italie ce but tant attendu sur un petit ballon enroulé dans le petit fillé.
Un but qui aura assommé les espagnols mais dans un temps plutôt restreint puisqu'il suffira de 3 petites minutes à Cech Fabregas pour profiter de la première erreur de marquage de la défense italienne pour remettre sa nation sur les rails.
S'en suivit un florilège d'occasions qui ne donneront rien. Du côté italien, l'intenable Di Natale n'a pas pu redresser le ballon lors de sa frappe en ciseau ou encore Marchisio en toute fin de rencontre qui n'a pas réussi a placé sa frappe face à un portier espagnol bien placé. De l'autre côté, espagnol, la rentrée de Fernando Torres n'aura pas eu le résultat escompté. Tout en profitant des largesses d'une équipe italienne, à bout de souffle défensivement, l'attaquant de Chelsea manqua à deux reprises deux occasions très nettes. La première, en face à face avec Gigi Buffon qui gagna son duel sur un débordement douteux. La seconde, lors d'une tentative de lob sur le gardien italien très avancé.
Une rencontre qui a tenu toutes ses promesses et qui nous a offert le spectacle de deux très grandes équipes de football.
