Les écarts des matchs aller étaient trop larges pour les espagnols, sans surprise (ou presque) la finale de la Champion's League sera donc cette année 100% allemande !
Cette semaine avait lieu les demi-finales aller de la C1. On était dans l'attente de savoir quel pays allait prendre le pouvoir en Europe footballistiquement parlant. Pour être franc, on s'attendait plutôt à voir les espagnols partir du bon pied à l'extérieur. Il faut dire que le Barça est toujours présent dans les grands rendez-vous grâce à son maître à jouer et qu'on voyait mal qui pouvait faire chuter le Real qui a éliminé les mancuniens.
On avait pris l’habitude de voir une majorité de clubs anglais dans le dernier carré de la coupe d’Europe et de les voir affirmer leur suprématie, cette année tout est remis en question. Le collectif allemand très alléchant y est pour quelque chose. Le Bayern de Munich, excellent depuis le début de la saison et déjà sacré champion a éliminé le dernier club italien encore en lice dans l’aventure. Dortmund l’accompagne sur les plus hautes marches.
Enfin un grand match des espagnols
Les supporters espagnols étaient frustrés de voir leur équipe arriver si loin dans le tournoi sans pour autant voir un beau football. L’Espagne a été brouillonne tout du long de la compétition et peu séduisante, laissant notamment de grands regrets aux français et portugais. Seulement voilà, comme dit le dicton, les grandes équipes sont toujours présentes dans les grands rendez-vous. Ce soir était un grand rendez-vous. Les espagnols firent rapidement la différence grâce à un but de leur petit lutin, Silva et les italiens au lieu de répliquer par leur si beau collectif qu'ils avaient su déployer avec brillo jusqu’ici tentèrent de remédier à la situation à l’image de Balotelli de façon individuelle. C’était l’erreur à ne pas commettre puisque l’Espagne avant la mi-temps enfonça le clou par l’intermédiaire d’Alba, véritable révélation de ce tournoi.
Portugal – R.Tchèque 1-0
Malgré le plus petit des scores au tableau d’affichage, le Portugal n’a pas vraiment été inquiété. Cristiano Ronaldo a trouvé par deux fois les poteaux de Cech et aurait pu marquer le plus beau but de la compétition sur un ciseau acrobatique. Les tchèques à l’image de Jirasek ont montré beaucoup d’envie et de courage mais la différence technique était trop grande pour espérer l’emporter. Ils n’auront tiré en tout et pour tout que 2 fois au but, pas de quoi inquiéter Rui Patricio. Le Portugal fut donc le premier qualifié pour les demi-finales rapprochant son capitaine un peu plus vers le ballon d’or.
Les bleus sont en quart de finale de l'Euro et c'est tout ce qu'il faudra retenir après leur confrontation face aux suédois. Tous les paramètres étaient pourtant réunis pour passer une belle soirée : les bleus quasiment sûrs d'être qualifiés, les suédois déjà éliminés et un très bel hommage à Thierry Roland jusqu'en Ukraine.
Le groupe C aurait pu être un simple "copier-coller" du groupe B. En effet, les Irlandais, derniers du classement et ne comptant que zéro point étaient d'ores et déjà privés d'accession aux quarts de finale. Ceci avant même de rencontrer leur adversaire du soir: l'Italie. Une Italie qui a tout à prouver et qui joue sa survie dans la compétition.
C'est dans un stade olympique de Kiev, jaune de monde que la rencontre opposant la Suède à l'Angleterre débute.
Un match très animé qui démontre, d'entrée de jeu, les intentions des suédois. Les jaunes, dominateurs dans le jeu, butent sur une défense anglaise très solide et bien regroupée et comme l'on a coutume de dire "dominer n'est pas gagner". Chose qui se confirmera à la 23ème minute où, sur un centre tiré côté droit, Carroll étrangement seul ne se fait pas prier pour battre le portier suédois de la tête. Les anglais ouvrent la marque sur leur seule et unique occasion. Un peu à l'image de celui inscrit face à la France.